Feuille de route de la COP31 : Cadre de gouvernance pour les marchés du carbone
L'Algérie met en place un système de gouvernance intégré et des outils nationaux de mesure précis pour la finance climatique et les marchés du carbone. Cette initiative définit une feuille de route nationale pour la COP31 afin de mobiliser des ressources pour ses engagements de l'Accord de Paris.

L'Algérie développe activement un système de gouvernance national robuste et intégré, ainsi que des outils nationaux de mesure précis pour la finance climatique et les marchés du carbone. Cette initiative globale, mise en lumière lors d'un atelier international à Alger supervisé par le Premier ministre Sifi Ghrieb, vise à établir une feuille de route nationale pour la 31e session de la Conférence des Parties (COP31). L'objectif principal est de mobiliser les ressources essentielles pour remplir les engagements de l'Algérie au titre de l'Accord de Paris, en alignant les responsabilités environnementales avec les priorités de développement économique nationales telles qu'inscrites dans la Constitution de 2020 et soutenues par la Stratégie nationale de l'hydrogène vert de 2023 et une Contribution Déterminée au Niveau National actualisée.
Cette approche proactive implique le renforcement des capacités nationales de Mesure, de Notification et de Vérification (MNV) des émissions de gaz à effet de serre, parallèlement au renforcement des cadres institutionnels et réglementaires. Cela inclut la promotion de la collaboration entre divers secteurs, institutions économiques et financières, universités et centres de recherche, tout en intégrant l'expertise internationale. Le Premier ministre a souligné l'importance d'impliquer le secteur privé national et les institutions financières nationales dans le financement des projets climatiques, associée à des efforts pour attirer les investissements extérieurs. Cette vision considère les marchés du carbone non pas seulement comme des outils de conformité, mais comme de nouveaux secteurs économiques capables de stimuler l'investissement, le transfert de technologie et la création de valeur grâce à des réductions d'émissions mesurables, tout en protégeant les intérêts économiques nationaux et en assurant l'intégrité environnementale.
L'Algérie maintient son engagement à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 14 % d'ici 2035, avec un potentiel d'atteindre 31 % si un soutien international adéquat est fourni. Les entreprises économiques nationales, y compris Sonatrach, font partie intégrante de cette transition, poursuivant les efforts de décarbonation par le développement de l'énergie solaire, l'élimination du torchage de routine du gaz et des objectifs ambitieux de zéro émission de méthane d'ici 2030, parallèlement au captage du carbone et au développement de l'hydrogène vert. Dans une initiative connexe, l'Algérie et le Programme des Nations Unies pour le développement ont signé un projet de coopération visant à améliorer les capacités de MNV des émissions de méthane de Sonatrach et à mener une étude de faisabilité pour l'hydrogène vert. Au niveau international, l'Algérie plaide pour une approche juste et équilibrée qui respecte les spécificités nationales et les droits au développement, renforçant une position de négociation solide pour protéger les économies des nations en développement et productrices d'énergie, et influençant les futurs mécanismes de financement climatique et de marchés du carbone afin de refléter les réalités et les besoins des pays du Sud, plaidant pour un accès simplifié aux fonds internationaux comme le Fonds vert pour le climat.




