L'APN examine le budget 2027, sans nouvelles taxes sur le pouvoir d'achat
L'Assemblée populaire nationale (APN) d'Algérie a entamé les débats sur le projet de loi de finances 2027, une proposition législative qui intègre des augmentations de salaires prévues et exclut toute nouvelle taxe impactant le pouvoir d'achat des citoyens. Cette démarche s'inscrit dans les directives présidentielles…

L'Assemblée populaire nationale (APN) a entamé lundi 2 novembre l'examen du projet de loi de finances 2027. Cette proposition législative intègre notamment des augmentations de salaires anticipées pour les citoyens algériens et stipule l'absence de toute nouvelle taxe qui affecterait le pouvoir d'achat. La phase de débat général doit se poursuivre tout au long de la semaine, avec les présidents de groupes parlementaires et les réponses du gouvernement prévues pour le jeudi 5 novembre, avant un vote final des députés le lundi 16 novembre.
L'inclusion des augmentations de salaires dans le budget découle directement des directives présidentielles. Le Président Abdelmadjid Tebboune avait précédemment ordonné que ces augmentations fassent partie du budget, honorant ainsi des engagements antérieurs. Il a réitéré son engagement à réaliser les 53 % restants des augmentations de salaires, précisant que celles-ci seraient appliquées en une ou deux tranches. Cette initiative s'inscrit dans un objectif plus large de doubler les salaires, 47 % des augmentations ayant déjà été mises en œuvre. En outre, le Président Tebboune a également exigé qu'aucune nouvelle taxe impactant le pouvoir d'achat des citoyens ne soit incluse dans le projet, garantissant ainsi que les augmentations de salaires ne soient pas annulées par des charges fiscales supplémentaires.
Le projet de loi de finances 2027 est étayé par un prix fiscal de référence de 60 dollars le baril de pétrole, avec un prix de marché provisoire anticipé à 70 dollars le baril. Le texte prévoit un taux d'inflation moyen de 4 % et un taux de change moyen de 131 dinars pour un dollar entre 2027 et 2029. Les dépenses publiques devraient atteindre 17 882,6 milliards de dinars en crédits de paiement. Après le vote de l'APN, le projet de loi sera transmis au Conseil de la nation, la chambre haute du Parlement, avant d'être promulgué par le Président de la République pour prendre effet le 1er janvier 2027.




