Le Parlement vote le déploiement d'unités de l'armée au Niger
Le Parlement algérien a approuvé le déploiement d'unités militaires, avec une majorité des deux tiers dans les deux chambres, pour protéger les intérêts nationaux et combattre les menaces transfrontalières au Sahel, identifiant spécifiquement le Niger comme destination. Cette décision marque un développement…

Le Parlement algérien a formellement approuvé dimanche soir le déploiement d'unités militaires au Niger, à la suite d'un vote à la majorité des deux tiers à la fois à l'Assemblée populaire nationale et au Conseil de la nation. Bien que le texte adopté n'ait pas spécifié la destination exacte, le Front de Libération Nationale (FLN) a confirmé que le Niger est le pays concerné. Cette décision est présentée comme une mesure visant à sauvegarder les intérêts nationaux vitaux de l'Algérie contre les menaces transfrontalières, y compris le terrorisme croissant et le crime organisé prévalant dans la région du Sahel.
Cette approbation parlementaire représente une nouvelle phase dans l'actualisation de la politique de sécurité de l'Algérie, qui a été historiquement caractérisée par une approche non-interventionniste. L'amendement constitutionnel de 2020, qui a permis le déploiement d'unités de l'Armée nationale populaire à l'étranger avec le consentement parlementaire, a jeté les bases de cette évolution. L'approbation actuelle d'activer le nouvel Article 91 sert de deuxième étape pratique, établissant ouvertement le rôle de l'Algérie en tant que garant de la sécurité pour le Niger, une nation impactée par les activités de groupes armés.
Le vote parlementaire s'appuie sur des initiatives stratégiques antérieures, y compris la décision du Président Abdelmadjid Tebboune le 30 août d'envoyer une unité aérienne, comprenant des chasseurs Sukhoi Su-30 et des avions de soutien, à Niamey. Ce déploiement, qui a suivi une tentative de coup d'État manquée visant le conseil militaire au pouvoir, a servi de moyen de dissuasion pour les groupes s'opposant au conseil sans s'engager dans un combat direct. Cette initiative s'inscrit également dans un cadre de relations bilatérales considérablement améliorées, marquées par la reprise des contacts de haut niveau et des visites réciproques, telles que celles du Président nigérien Abdourahamane Tchiani en Algérie en février, de son Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine en août, et du ministre nigérien de la Défense Salifou Mody, qui s'est rendu deux fois en octobre pour signer un mémorandum de coopération militaire.




