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Algérie

Une nouvelle loi vise à réduire les coûts de la finance islamique en 2027

Le projet de loi de finances 2027 de l'Algérie prévoit l'élimination des surtaxes fiscales sur la finance islamique, visant à renforcer sa compétitivité et son accessibilité pour les consommateurs. Cette mesure cherche à supprimer le « double effet fiscal » historique affectant certaines opérations de financement…

New Law Aims to Cut Islamic Finance Costs in 2027

Le projet de loi de finances 2027 de l'Algérie devrait introduire des changements significatifs pour la finance islamique, visant spécifiquement l'élimination des surtaxes fiscales qui ont précédemment affecté sa compétitivité. Cette initiative législative vise à rendre le financement « halal » plus abordable et accessible à une clientèle plus large. La finance islamique en Algérie a connu une croissance robuste, progressant de plus de 20 % par an et représentant actuellement entre 6 % et 7 % du marché bancaire, selon Sofiane Mazari, un expert du domaine.

Le cœur de la réforme fiscale prévue aborde le « double effet fiscal » inhérent à certains modèles de financement islamique, en particulier pour les transactions immobilières. Selon les règles actuelles, des opérations comme la *mourabaha* ou l'*ijara*, où la banque achète un bien puis le revend ou le loue au client, pourraient entraîner une double imposition due aux transferts de propriété. Le projet de loi de finances 2027 entend aligner le traitement fiscal de la finance islamique et classique en exemptant les droits de mutation pour ces transferts de propriété spécifiques, supprimant ainsi un obstacle majeur à la concurrence directe et garantissant que les clients ne sont pas pénalisés financièrement pour avoir choisi des options conformes à la Charia.

Actuellement, environ treize banques en Algérie proposent des produits conformes aux principes de la Charia, soit par le biais de banques islamiques spécialisées, soit par des guichets islamiques dédiés au sein de banques conventionnelles. Ces services englobent un large éventail d'opérations bancaires, y compris les comptes d'épargne et diverses options de financement pour le logement et les véhicules neufs. Tous les produits sont soumis à la validation de l'Autorité nationale de la Fatwa pour l'industrie de la finance islamique, garantissant leur adhésion aux principes de la Charia. Ce segment du marché financier attire principalement les particuliers, les professionnels et les petites et moyennes entreprises.

La mesure proposée devrait entrer en vigueur le 1er janvier 2027, à condition qu'elle soit adoptée par le Parlement, qui doit voter le texte le 16 novembre, suivi d'un examen par le Conseil de la nation. Les experts anticipent que cet alignement de la politique fiscale favorisera un paysage bancaire plus équitable et compétitif en Algérie, permettant à la finance islamique de poursuivre sa trajectoire de croissance significative et d'offrir une valeur accrue à ses clients.

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